Littérature BDSM

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    • #7439
      Paslasc
      Participant

      Je ne suis pas forcément un grand spécialiste du genre, mais étant plus “littéraire” (je dis cela avec beaucoup d’humilité) que visuel, j’apprécie la littérature BDSM, sans toutefois y trouver toujours mon compte. Par exemple, je trouve les livres d’Eva Delambre très agréables, mais ils ne me comblent pas. Il me semble que “La tsarine noire” ou “La Venus à la fourrure” de Sacher-Masoch sont mille fois plus évocateurs. Et vous? Pas trop la peine, soit dit en passant, de parler des écrits de Sade qui sont avant tout philosophiques (mais si vous voulez débattre du sujet, pourquoi pas!) Si vous avez en tête des auteurs plus radicaux, plus “malsains” à la manière de Peter Sotos, on peut aussi en parler.

    • #8560
      Lawea19Lawea19
      Participant

      Comme toi je suis plus littéraire qu’acteur, peut être et même sûrement par manque d’opportunités, il est plus facile d’ouvrir un livre. Quoi de plus agréable de lire la nuit bien au chaud sous la couette, surtout des écrits érotiques voire plus que ça.
      Malheureusement comme toi je ne trouve pas
      Ce que j’aimerais lire. Bien sûr Sade…. mais bon.
      J’ai écris deux romans et quelques nouvelles pour mon plaisir. Jamais cherché à les publier.
      Je devrais peut-être être essayer d’écrire du bdsm.

    • #8932
      Paslasc
      Participant

      @Lawea19 : quel type de romans/nouvelles as-tu écrit? c’est intéressant, ce rapport très personnel que l’on peut avoir avec la lecture et/ou l’écriture.

    • #12030
      Valmont
      Participant

      Sade a certes écrit du philosophique mais écrit ou réécrit, enfermé à Charenton, notamment à des fins masturbatoires…. ce qui fait que les descriptions sont plus détaillées….
      Le point négatif : certaines choses sont plus que malsaines (cannibalisme et pas de limite d’âge par exemple)
      Le point positif : le style et la cohérence sont exceptionnels surtout comparé à ce que tu trouves sur le net.

      Sinon Histoire d’O (commencé pas fini) : trees bon style aussi, bien détaillé et écrit par une femme

      Un qui fait partie de mes à lire : cest ma reddition , autobiographie d’une danseuse étoile new yorkaise (tory je ne sais plus quoi)…. sur sa relation tres cérébrale et tres ritualisée avec un homme plus mûr , qui lenculait à chaque rencontre

    • #12037
      Paslasc
      Participant

      @Valmont : le livre de Tony Bentley est effectivement bien. Et je suis impardonnable d’avoir oublié Histoire d’O. La plume de “Pauline Réage est très élégante et sensuelle. Et le récit est d’une merveilleuse perversité. Probablement l’une des plus belles déclarations d’amour.

      Dans un genre un peu différent, il ne faut pas non plus négliger les nouvelles de Sacher-Masoch, en particulier La tsarine noir et La Venus à la fourrure.

    • #18296
      CourbesdumatinCourbesdumatin
      Participant

      Essaye peut être Esparbec

    • #19726
      MonsieurD
      Participant

      De mon côté j ai pu lire
      Histoire d O qui a marqué mon goût en lecture bdsm puis retour à Roissy (Aubry)
      Puis le liens de Vanessa duries
      Actuellement je suis sur la série de livre la soumise de tara sue me
      Si cela peut inspirer

    • #20716
      Paslasc
      Participant

      Pas un grand fan d’Esparbec à vrai dire

    • #37690
      Soizic
      Participant

      un bouquin de Chloé Saffy : la vocation. Il me semble que c’est au Cherche Midi

    • #38229
      Paslasc
      Participant

      @Soizic : merci du conseil. Saffy a l’air plutôt intéressante. Je pars en chasse du livre. Pour ceux qui ne connaissent pas, voici un extrait d’interview de l’autrice :

      “Louisiane C. Dor : Dans votre ouvrage à paraître, La Vocation, (Le Cherche Midi, août 2025), vous racontez l’histoire d’une soumission « volontaire ». Pourquoi avoir choisi cet angle ?

      Chloé Saffy: Si l’on parle de la forme même du livre, c’est parce que cette rencontre m’a rapidement submergée, sur le plan humain, émotionnel et… littéraire. L’écrivain voyait nettement la charge romanesque de ce flot de confidences. D’autant que Salomé avait un grand désir de s’en délivrer auprès d’une personne, qui je crois, allait la comprendre, à tout le moins ne pas la juger. Mais comme justement, elle m’avait élue, et que j’ai été aspirée comme jamais par son récit, je ne cessais de revenir à cette idée que la pure fiction romanesque ne rendrait pas justice à ce que j’étais en train de traverser. Cette servitude dans laquelle elle a glissé semblait une hyperbole de mes lectures sur le sujet… Tout en ne cessant de court-circuiter les figures imposées du SM que je connais par un faisceau de détails choquants.

      Louisiane C. Dor : Vous écrivez des romans et essais sur le thème de l’érotisme. Comment vous est venue cette « vocation » ?

      Chloé Saffy: J’ai grandi avec l’érotisme, peut-être un certain érotisme encapsulé dans les années 1980, moite, triomphant, charnel, ne serait-ce que dans les clips ou la publicité. Chez mon père, des revues comme Lui ou Newlook étaient accessibles, les bandes dessinées de L’écho des Savanes étaient très explicites. Cela a fait partie de mon environnement, et a certainement contribué à façonner ce goût particulier, mais qui je crois ne demandait qu’à être cultivé. J’appréhende la littérature érotique avant tout comme une littérature de genre où le sexe doit être traité comme une intrigue à part entière, ou comme un élément de suspense. L’envie d’exciter le lecteur, le troubler est indéniable, mais ce qui me plaît, c’est avant tout de continuer à raconter une histoire et des personnages par l’érotisme : de montrer que l’histoire ne s’arrête pas quand ils passent dans la chambre à coucher.

      Louisiane C. Dor : Grâce à la façon particulièrement documentée dont vous traitez ces sujets, cherchez-vous à briser certains clichés ?

      Chloé Saffy: Le SM, puisqu’il en est énormément question dans ce livre, est l’une des sexualités les plus taboues, mais aussi l’une des plus fantasmatiques, car elle est par essence cérébrale, théâtrale, protocolaire, raffolant du décorum. On la craint, on en ricane parfois, elle fascine, mais on ne la comprend pas toujours. Quand j’ai commencé À fleur de chair (La Musardine, 2021), j’avais déjà le désir d’écrire un roman où les lecteurs puissent sinon accepter, à tout le moins comprendre l’élan qui pousse quelqu’un à aller vers la soumission ou la domination. C’est d’ailleurs ce qui a fait mouche dans les retours que j’en ai eu : les novices comme les initiés l’ont beaucoup aimé. Les premiers car ils se sont identifiés au personnage de Delphine, et sont passés par toutes les émotions contradictoires qu’elle traverse en prenant violemment conscience de ce que vit son mari Antoine avec sa soumise Iris. Les seconds car ils ne se sont pas sentis trahis par les situations que je dépeignais dans ce roman. Dans La Vocation, il me semblait vital d’en passer par cette forme de pédagogie, je la crois indispensable pour essayer de cerner ce qui anime Salomé. À commencer par le fait que j’ai moi-même dû me raccrocher à mes connaissances, ou mon propre vécu avant même de commencer l’écriture de ce livre pour tenter de cerner ce qui se passait.”

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